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LES SPORTS AERIENS Le
Vol à Voile
Le Vol à voile est une activité de loisir
et de compétition au cours de laquelle leurs adeptes appelés vélivoles
utilisent un aérodyne appelé planeur. Alors que certains
vélivoles apprécient la liberté, le plaisir esthétique et la
joie de maîtriser leurs machines, d'autres se concentrent sur leur
performance en compétitions sur circuits au cours desquelles le but
est de compléter aussi vite que possible un parcours autour de
points de virage. Ces concours confrontent les capacités des
pilotes et co-pilotes (dans le cas de machines biplaces) à
reconnaître et utiliser les conditions aérologiques ainsi que
leurs qualités de pilotage et de navigation.
Il existe enfin une pratique sportive appelée acrobatie
aérienne en planeur. Qu'elle soit de loisir ou de
compétition sur circuit, la pratique consiste à exploiter les
courants aériens ascendants ou " ascendances "
avec un planeur afin de parcourir les plus grandes distances
possibles. Les parcours peuvent être de différents types : soit à
buts fixés dans un minimum de temps ; soit un circuit libre où
seule la distance est prise en compte ; soit sur la plus longue
distance possible pour une durée fixée.
Un peu d'histoire :
L'histoire du vol à voile se confond avec celle de
l'aviation car les premiers êtres humains à voler sur un plus
lourd que l'air le firent sur des planeurs. Parmi ceux-ci George
Cayley, Otto Lilienthal, les frères Wright et moins connu, un
français, le général Resnier ingénieur, officier du génie.
Resnier réalise à Angoulême (Charente), bien avant Otto
Lilienthall, un vol avec une aile de sa fabrication. Il se jette du
haut de la tour Ladent, plane 300m, franchit la Charente et se casse
une jambe en atterrissant. Effectué en 1801 devant un public
nombreux, ce vol est attesté par la pose d'une plaque
commémorative inaugurée le 29 juin 2002 par Mr Philippe Mottet
maire d'Angoulême sur le rempart de Beaulieu. Ce vol avait été
précédé par une autre tentative au départ du pont de
Saint-Cybard (hauteur 5m) qui s'était terminé dans la Charente 50m
plus loin, soit, finesse 10 ! George Cayley avait conçu et
construit un appareil non motorisé plus lourd que l'air sur lequel
il avait fait courageusement voler son cocher pour le tester (son
nom est hélas perdu pour l'Histoire), cela avait eu lieu à
Brompton près de Scarborough dans le Yorkshire en 1853 mais il ne
reste pas de témoignages pour véritablement faire de George Cayley
un vélivole. Otto Lilienthal effectua entre 1891 et 1896 deux mille
vols planés attestés depuis une colline artificielle à proximité
de Berlin et qui lui permirent de rédiger son traité sur Der
Vogelflug als Grundlage der Fliegekunst - Le vol de l'oiseau, bases
de l'art du vol paru en 1889. Il est incontestablement reconnu par
tous les vélivoles de la planète comme le vrai pionnier du vol sur
un plus lourd que l'air. Les pratiquants de l'aile delta peuvent
aussi à juste titre s'y référer. Les frères Wright, après avoir
construit une soufflerie pour pouvoir mener leurs calculs et après
avoir analysé les travaux de Cayley et de Lilienthal,
s'installèrent à Kitty Hawk en Caroline du Nord afin de poursuivre
leurs travaux aéronautiques et où ils expérimentèrent leurs
choix avec des planeurs entre 1901 et 1902 avant de se lancer dans
l'aventure de l'aérodyne à dispositif d'envol incorporé aussi
appelé 'avion'. Ils sont mondialement reconnus pour avoir été les
premiers aviateurs à avoir réalisé le premier vol d'une machine
plus lourde que l'air, possèdant un dispositif d'envol et
contrôlable. La pratique du vol sans moteur remonte, de fait, à
l'entre deux-guerres et résulte des contraintes imposées à
l'Allemagne de ne pas réarmer et de ne l'autoriser qu'à construire
des machines sans moteur et de subir de sévères restrictions dans
la fabrication d'avions monoplace. Pendant les décennies 20 et 30,
les Allemands développèrent ainsi des planeurs très performants
qui leur permirent de découvrir les méthodes d'exploitation des
caractéristiques aérologiques des masses d'air ascendantes, les
autorisant à voler plus loin et plus longtemps. Depuis, ce sport
s'est répandu dans de nombreux pays, mais l'Allemagne est restée
le leader mondial de la conception et la fabrication des meilleurs
planeurs de performance. Comme beaucoup de termes en aviation,
l'origine du nom " vol à voile " vient de l'analogie avec
la navigation maritime. Dans ce cas, il s'agit plus d'une opposition
au " vol moteur " que d'une véritable analogie avec la
marine à voile, car le vol à voile ne consiste pas à exploiter le
vent de la même façon que dans la marine à voile. La seule force
motrice d'un planeur, une fois largué, est une composante de son
propre poids. L'art du vol à voile Faire du vol à voile consiste
principalement à passer dans des masses d'air dont les vitesses
d'ascension sont plus élevées que la vitesse de chute propre du
planeur et gagner ici de l'énergie potentielle. Les masses d'air
ascendantes les plus connues sont : les courants aériens ou
thermiques qui sont le résultat des différences de température de
l'air ; les ascendances dues à l'effet de pente lorsque le vent
frappe les contreforts d'un relief le forçant à passer par-dessus,
le gain d'altitude dépasse rarement 700 m au-dessus du sommet des
reliefs ; les ascendances du vol d'onde dépendant des reliefs et de
la météo et qui permettent des gains d'altitude très importants
autorisant ainsi les records d'altitude à plus de 13 000 m ; dans
de rares occasions, les pilotes de planeurs ont pu expérimenter le
planer de gradient de vent, lorsque le planeur peut prendre de
l'énergie cinétique en passant répétitivement entre différentes
masses d'air dotées de vitesses horizontales différentes.
Cependant, de telles zones de fort " gradient de vent "
sont habituellement trop basses pour être utilisées en toute
sécurité par une machine, et le plané de gradient de vent est
surtout pratiqué par oiseaux en particulier un des plus
remarquables planeurs qu'est l'albatros, que l'on peut observer lors
de longues migrations, faire des chandelles, tourner et plonger vers
les gradients de vent proches de la surface des océans. En vol de
thermique, le pilote recherche des colonnes d'air montantes qui
résultent de l'échauffement du sol par le soleil. Les bulles d'air
les plus probables se trouvent dans les aires de contrastes
thermiques telles que les champs moissonnés récemment, des
parkings de supermarché, les routes et autoroutes. Si l'on est
certain de ce principe physique, il n'en reste pas moins vrai qu'il
est difficile d'associer un aspect du sol avec la certitude de la
présence d'un thermique. Comme le vol de thermique nécessite une
colonne d'air chaud, son exploitation n'est possible, dans les
latitudes moyennes, que du printemps à la fin de l'été. Aux
autres latitudes les masses d'air possèdent des caractéristiques
de gradient de température (différence de température entre deux
altitudes) qui neutralisent le phénomène de la convection.
L'hiver, il y a peu de thermiques, compte tenu du faible
ensoleillement pour les déclencher. Lorsque le vélivole trouve un
thermique, généralement sous sa matérialisation (en fait un nuage
appelé cumulus de forme cotonneuse et à base plate), il met sa
machine en virage (en spirale) et tente de trouver la meilleure zone
de montée. Celle-ci l'élèvera jusqu'à ce qu'il rencontre la base
des nuages, dans lesquels il ne pourra entrer (voir IFR) ou bien au
contact de la couche d'inversion dont la température plus élevée
marque la fin de la couche de convection. En situation de vol de
pente, en revanche, le pilote recherche les masses d'air ascendantes
qui résultent d'un mouvement mécanique dû à l'action du vent sur
le relief. Le vol de pente fonctionne sous tous les climats et par
tous temps mais uniquement en certains lieux dès lors que le
l'intensité du vent est suffisante (~15 km/h). Ces reliefs doivent
être suffisamment étendus afin d'éviter d'être contournés par
le vent. Les ascendances ainsi générées peuvent se prolonger
jusqu'à 500 ou 700 m suivant la forme de la pente et la force du
vent. Souvent, les pratiquants utilisent les deux principes : le vol
de thermique et le vol de pente. Les pentes sont de bons
déclencheurs de thermiques. Le vol d'onde est une variante du vol
de pente permettant au planeur de monter beaucoup plus haut. En
effet, sous le vent du relief, et sous certaines conditions, se
produisent un ou plusieurs ressauts, exactement comme l'eau qui fait
des vaguelettes lorsqu'elle rencontre un obstacle à son
écoulement. Ces ondes peuvent atteindre de grandes altitudes,
largement supérieures à celle du relief générateur. Ces zones de
ressauts sont parfois matérialisées par des nuages particuliers,
les altocumulus lenticulaires, nuages de forme très régulière,
parfois en pile d'assiettes, anormalement immobiles alors que le
vent souffle avec intensité. Le record absolu d'altitude de 14 938m
à été réalisé lors d'un vol d'onde. Le record absolu de
distance de 3 008 km de Klaus Ohlmann a aussi été réalisé en vol
d'onde en Amérique du sud. Pour des raisons de sécurité il
n'existe plus de record d'altitude. Développement des connaissances
météorologiques Les pilotes de planeurs s'appliquent à
reconnaître les formations nuageuses sous lesquelles il existe des
masses d'air ascendantes. Ces matérialisations sont appelées
cumulus, ce sont des nuages blancs de type cotonneux à la base
plate qui matérialisent le sommet de puissants thermiques, ou bien
des nuages lenticulaires, perpendiculaires à la direction du vent
marquant la zone de dépression de l'onde. Méthodes de lancement
Les planeurs sont mis en l'air de différentes façons, la plus
commune est le remorquage par un avion à l'aide d'un câble
largable ou enroulable. Certains moto-planeurs où ULM suffisamment
puissants peuvent être utilisés pour le remorquage de planeurs
légers. Une autre méthode de "lancer" fait appel au
treuil monté sur un véhicule lourd ou une remorque.Cette technique
de lancement est particulièrement impressionnante, le planeur
accélère de 0 à 80-90 Km/h sur 15 metres, ensuite il décolle un
peu à la façon du cerf-volant selon un forte pente de montée
(50-55 Degrès). Arrivé pratiquement vertical le treuil à environ
400-500 mètres d'altitude, le cable est décroché puis redescend
ralenti par un petit parachute. Cette méthode, assez pratiquée en
Allemagne et en Suisse l'est beaucoup moins en France; pourtant son
coût est beaucoup plus faible que le remorquage, mais le
désavantage réside dans le fait que le largage s'effectue toujours
au même endroit. Autre technique plus impressionnante, le
catapultage par élastique. Violente et hasardeuse, cette technique
n'est quasiment plus pratiquée de nos jours, c'était la méthode
de lancement favorite en Allemagne jusqu'au début de la seconde
guerre mondiale. La catapulte était placée au bord d'une falaise,
on tendait deux grosses bande de caoutchouc munie de taquets, le
planeur était glissé sur la rampe de lancement et raccordé aux
deux élastiques latéraux. C'était ensuite le moment de
vérité... Enfin de nos jours certains planeurs haut-de-gamme
peuvent décoller de façon autonome à l'aide d'un moteur embarqué
et d'une hélice rétractable afin de garantir une parfaite
aérodynamique. Se Vacher ou Aller aux vaches Si les conditions
aérologiques se détériorent au cours du vol ou si le pilote a mal
calculé son plan de vol en sortant du cône de sécurité de
l'aérodrome sans entrer dans un autre, il peut se voir contraint à
un atterrissage dans un champ, ce qui, en langage vélivole, est une
"vache". Dans ces circonstances, le pilote contacte les
membres de son club, lesquels mettent en œuvre les moyens de récupération
de la machine. Pour les planeurs modernes quelques minutes suffisent
pour le démontage et le chargement dans une remorque spécifique,
dès lors qu'elle est arrivée sur place. Un atterrissage
involontaire sur un aérodrome différent de celui de départ est
comptabilisé comme atterrissage extérieur, la vraie
"vache" étant un posé en campagne. Cette comptabilité
des atterrissages forcés donne généralement lieu à une remise de
" coupe des vaches " qui est aussi l'occasion pour les
membres des associations de se retrouver lors des longues journées
d'hiver. Quelques records Distance en biplace : 3 008.8 km Klaus
OHLMANN (D) et Karl RABEDER (Aus), le 21/01/2003 à Chapelco,
aéroport de San Martin de los Andes (Argentine) Distance en ligne
droite : 1 461 km H.W. GROSSE (D) Distance sur Aller Retour : 1
646,7 km T. KNAUFF (USA) Altitude absolue : 14 938 mètres R. HARRIS
(USA), le 17/02/1986 à California City, CA (USA) Gain d' altitude :
12 894 mètres Paul F. BIKLE (USA), le 25/02/1961 à Fox Airport,
Lancaster, CA (USA) Vitesse sur triangle de 100 km : 249 km/h
Horacio MIRANDA (Argentina) Vitesse sur triangle de 1 000 km : 169
km/h H. FISCHER (D) Liens externes Association vélivole de Chartres
L'Association Sportive de Vol à Voile d'Angers Fédération
française de vol à voile 100 % vol a voile : news, forums,
photos/vidéo, .... Compétition Online des pilotes de planeurs
Presque tous les planeurs du monde, en anglais Fédération
Aéronautique Internationale Gliding Magazine Soaring Society of
America Quelques lignes sur le vol à voile Centre Savoyard de Vol
à Voile Alpin - Chambéry Challes les Eaux Association
aéronautique Provence Côte d'Azur Cercle Luxembourgeois de Vol à
Voile Les Planeurs de l'Aéro-Club d'Orléans et du Loiret Les
Planeurs de Pons Le vol à voile en Valais Découvrez la Section
Vélivole de Bourges Découvrez la Section Vélivole de Lille Centre
de vol à voile de Montpellier
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